Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 13:52
Steichen, une épopée photographique
du 09 octobre au 30 décembre 2007


Cette exposition est la première rétrospective en Europe de l'œuvre d'Edward Steichen, organisée à partir de 450 photographies d'époque (vintages) et divers documents.
 
je vous fais une petite introduction de ce génie de la photographie : Fred-Astaire-NY-1927.jpg
 
Américain d'origine luxembourgeoise Steichen (1879-1973) est l'un des photographes les plus importants de l'histoire de la photographie au XXe siècle. Peintre et photographe (même si a l’expo on ne voit que son travail photographique) il participe à la revue Camera Work. Il réalise des portraits, des paysages, des natures mortes, des nus ; il exerce ses talents dans la photographie de mode, de danse, de théâtre, de fleurs, dans la publicité, ainsi que dans la photographie de guerre et la photographie aérienne. C’est en 1923 qu’il prend la direction artistique de Vogue et de Vanity Fair.
Il sera aussi en 1947 directeur du département de photographie du Museum of modern art de New York.
 
J’ai bcp aimé cette expo surtout les photos de portraits qui mon fait me perdre dans le temps. Après voir ces photos ça donne envie de sortir et repeindre tout en noir et blanc.
 
Il y a aussi les pièces de ULTRA LAB qui trainent un peu par tout dans l’ EXPO mais a mon goût elle laisse un peu a désiré mais cela reste intéressant de voir un peu de ce que fait ce groupe.
 
Gloria-Swanson-NY-1924.jpg  
Ne la manqué pas elle est gratuite pour les étudiants en ARTS. Aussi voir JEU de PAUME Hotel de Sully qui présente ROGER PARRY.


MERCI POUR  VOS COMMENTAIRES
David JUAREZ BRUNET
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 18:46
Bonjour chers internautes!

A nouvel article, nouvelle idée. Parlons si vous le voulez bien de la galerie Emmanuel Perrotin.
Avant toute chose, précisons que je vais traiter de l'exposition "Light Matters" de Martin OPPEL qui est installée du 18 octobre au 8 décembre 2007 dans l'espace situé 76, rue de Turenne dans le 3ème arrondissement de Paris.

Attention! Retenez qu'Emmanuel Perrotin conquiert Paris et s'installe (en plus) 10 impasse Saint-Claude dans le 3ème arrondissement également.

Pourquoi avoir choisi de rentrer dans cette galerie? Tout simplement parce que "Emmanuel Perrotin, c'est bien"... Je m'attends souvent en y entrant à voir des artistes de qualité - j'ai déjà pu voir Murakami et Peter Zimmerman, deux expositions qui m'ont beaucoup plues.

Cette fois-ci c'est donc OPPEL qui expose. Quoi?
Et bien d'après le communiqué de presse, je cite: "De l'ancien au moderne, du passé au présent, de l'architecture au paysage, le travail de Martin OPPEL, à partir de repérages culturels et géométrique, organise donc la redistribution et la circulation de formes géométriques en un discours où sont prises en écharpe des structures d'oppositions binaires et élémentaires: nature et culture en sont les deux grandes catégories, figuration et abstraction les deux modlités de représentation, pop culture et minimalisme les deux esthétiques référentielles..."

Pour vous rendre bien compte de son travail en voici les illustrations. J'attends vos réactions car je me retrouve perplexe devant l'application de cette "théorie perrotienne" de Oppel...
GEP2007hd01.jpg GEP2007hd03.jpg
GEP2007hd04.jpg
Pourtant je ne vous cacherai pas qu'il y a en ce lieu une chose qui me dérange.
Avez-vous déjà vécu cette expérience unique qui consiste à être suivi par un vigile dans les trois salles qui constituent l'exposition (Murakami)? Alors allez chez Perrotin!
Vous êtes lassés des galeristes aimables et souriant qui vous propose de vous aider face à l'exposition? Allez voir chez Perrotin!
Ou enfin, vous trouvez les artsites d'aujourd'hui facile à comprendre ou la médiation est inutile? Foncez chez Perrotin!

Que conclure? Et bien "Perrotin c'est bien"... et pas facile d'accès!
Sarah M.
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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 16:10
beteshommes.jpg
Bonjour a tous,

Oui bon j ai enfin visité cette expo de laquelle j avais déjà entendu bcp parler
C est le Mardi 30 octobre que j ai décidé de payer 8euro tarif réduit pour y accéder même après avoir parlé avec un camarade de Paris 8 qui m a dit avant d y entrer que je pouvais visiter l'expo en 30minutes. Je ne payerai jamais 8eros pour une demi-heure de visite.

Mais bon j étais là !
Mon premier arrêt se fut lorsque Darwin et Kropotkine avaient un débat au sujet de la Théorie de la sélection naturelle des espèces. Très intéressante surtout la façon dont ils expliquaient cette théorie.

Après j ai fait le tour de cette expo qui m as bcp appris 
J ai vu un singe faire des nœuds, des ours en perversion bipolaire (ne me demandez pas ce que c est vous feriez mieux de le découvrir vous mêmes), un oiseau surgir d une ombre projetée par des plumes d oiseau (oui oui), un chien robotiser pour la guerre, des insectes métamorphosés avec des pièces métalliques comme des robots, des grenouilles culottées, des peluches en état de conservation pourquoi pas et enfin ce qui m as surpris le plus!!!  :
Le travail de Marion Laval Jeantet Une de mes profs a Paris8, je ne sais pas si vous savez de qui je parle mais j'espère bien le nom de son travail étant Art Orienté Objet a l'Expo.
Aller le voir c'est très intéressant

Enfin voila un peu ce que vous aller trouver à cette Expo qui n est pas vraiment pour les enfants je l ai vu tout le long de l'expo on leur dit de ne pas toucher et ils ne comprennent pas bcp de choses qui son expliquées et montrées durant l expo.
Je suis sorti donc de cette expo avec un sourire et des nouvelles connaissances après tout.

Je ne peux pas vous livrer des images désolé.
DAVID JUAREZ
 
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 16:24

C'est le week-end et je décide en ce samedi à peu près ensoleilé d'aller visiter l'exposition "The Third Mind"  carte blanche donnée à l'artiste  Ugo Rondinone qui se tient au Palais de Tokyo du 27 septembre 2007 au 3 janvier 2008.

Je retrace le contexte: premièrement je ne connais pas l'artiste et -honte à moi- je ne me suis nullement renseignée sur son travail. Pendant toute la durée de l'exposition, la phrase de notre cher enseignant à la fac me raisonnait dans la tête "Parfois je ne comprends pas le rapport avec son travail". D'un coté tant mieux pour moi!

Je n'ai pas envie ici de traiter de mon parcours linéaire dans cette exposition puisque suivre cette logique n'aboutirait à rien. Ainsi, je préfère m'exercer à une CRITIQUE SEVERE ( clin d'oeil à une certaine prof de philo de la première année à paris 8...)

Deception, est-ce le bon mot? Je ne crois pas que mon ignorance de départ  soit la cause de cette impression. Moi qui aime être émerveillée devant un art contemporain dénonciateur et ludique, j'ai été confrontée à des croix de crusifix de taille diverse accrochées sur un mur blanc et éclairées par un lumière blanche à en devenir aveugle; ou encore à contempler un assemblage de bois et d'ordures. Je reste quelque peu sur cet assemblage. Je me permets d'en dire un peu plus, de "dévoiler" les intentions de l'artiste. Comment? Grâce à cette petite dame avec une étiquette "médiateur". Serieusement après avoir déballer son gratin appris par coeur, j'ai eu envie de rire. Voici son explication sur l'oeuvre: "Par cette installation, l'artiste a voulu exposer une partie de son intimité puisqu'elle a vécu avec l'objet pendant une durée assez longue pour qu'il puisse être imprégné de son charma". Et là, c'est le drame! Madame l'artiste penserait elle que l'expérience de Yves Klein dans la galerie parisienne Iris Clert ( lors de cette exposition, il a repeint les murs de la galerie en blanc, je crois que tout le monde connait maintenant cette anecdote)?

Si je devais encore ne retenir qu'une deuxième impression? Le,lassitude.
Je veux bien avouer que nous vivons dans un monde de luxure et de sexe mais de là à exposer ses fantasmes. Merci, ô grand artiste, de nous éclairer sur le fétishisme et le porno!
C'est peut etre rester "prude"? J'étais plutôt écoeurée par ce "trop plein" qui veut que l'art contemporain parle encore et encore de SEXE!

Pour conclure, je crois parfois que l'artiste d'aujourd'hui nous embobine, même si j'ai tenté de le comprendre au départ... Ah oui une dernière petite touche: qu'est ce qu'ils ont avec les voitures?!!!

Sarah M.

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 19:13
Victor ou les Enfants au pouvoir
Du 6 septembre 2007 au 28 octobre 2007
Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris



    J'avoue qu'après ces articles d'expositions, je sens celui-ci en parfait décallage avec le reste... Bref, je me dis cependant confiante pour la suite, souhaitant faire partager un peu mon expérience.

    Pour l'histoire, la pièce a été écrite par Roger Vitrac (1899-1952) et mise en scène pour la première fois par Jean Anouilh (1910-1987) au Théâtre de l'Ambigu en 1962.Il s'agit véritablement d'une satire corrosive du conformisme bourgeois. La pièce raconte la journée du neuvième anniversaire de Victor, un garçon "terriblement intelligent" qui en sait bien plus que les adultes autour ne veulent laisser penser. Il devient, au fil de cette journée, un véritable manipulateur, détenant dans sa main tous les personnages de la pièce qu'il fait tourner à sa guise. Les révélations d'adultère révoltantes, la folie des uns, la vérité sur les autres : tout est pourtant vu sous un angle humoristique qui ne vous lasse pas du début à la fin (on l'on continue de rire malgré la mauvaise surprise et le choc que procurerait une telle scène en temps normal).
    Quelque part, on a peine à croire que la pièce date de 1928 tant est "légère" la manière de présenter les évènements.  C'est en soi un bonheur par l'humour comme par le réalisme puisqu'il est difficile de s'en détacher tout du long.



index-affiche.jpg

    Un thème qui me tient à coeur : les costumes. On aurait évidemment du mal à s'imaginer porter ces vêtements étranges tous les jours, mais ils y a dans l'idée de Pascale Bordet (costumière) un désir de renouveau qui reste malgré tout en retrait par rapport à nos jours. Les personnages conservent ainsi un style très proche de l'époque de la pièce sans pour autant détonner quand aux confections modernes : on pourrait tout à fait s'imaginer dans une des robes que portent les femmes sur scène par exemple (oui, bon, non, pas tous). C'est un détail qui détonne vraiment (à mes yeux en tout cas) lorsque l'on va voir la pièce. L'artiste l'a d'ailleurs signalé : "Le costume, c'est l'idée du personnage qui flotte autour du corps de l'acteur". Elle respecte donc l'esprit de l'histoire tout en se permettant un intéressante avancée temporelle.

    Bon l'anecdote est courte mais c'est une parenthèse au milieu des galeries et des foires qui, je l'espère, ne sera pas trop pompeuse.


Pia
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 23:04

Slick 07

CONTEMPORARY ART FAIR

Du 19 au 22 Octobre 2007

La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, Paris

Pavillon Carré de Baudouin 121 rue de Ménilmontant, Paris

 

 

 

Ben oui, l’art c’est surtout un gros bizness, une histoire de gros sous, donc c’est normal qu’il puisse exister des foires.

 

Le SLICK est une foire réunissant plusieurs galeries nationales et internationales sur deux lieux pas trop éloignés l’un de l’autre, c’est mieux car une fois sorti de la station Ménilmontant il y a une sacrée côte à monté.

  rue-M--nilmontant.jpg

 

Au pavillon Carré De Baudouin, rien de bien méchant, voir même gentil, les galeries sont exposées sur deux niveaux, il y a de tout, installations, vidéo, photos, peinture sur toiles, et personnes étranges.

 

  Pavillon-Carr--.jpg

Au rez-de-chaussée, dans une pièce assombrie, une installation de Joël Auxenfans, intitulée « Le Gymnase », quatre à cinq vélos d’appartement dont le boitier électronique a été grossièrement modifié et relié à des panneaux lumineux, il faut alors pédaler pendant au moins 12 secondes pour voir quelques ampoules s’allumer. Une Brochure nous explique le concept, et nous rassure que le but recherché n’est pas l’esthétisme, mais la prise de conscience sur l’énergie, un questionnement sur les solutions que nous pouvons apporter aux problèmes de l’environnement…D’accords sur le fond mais la forme fut un peu simpliste, on aurait pu pédaler pour voir un vidéo-clip, pour faire jouer une boite à musique, cela aurait été plus ludique à mon avis.

  Joel-Auxenfans.jpg

 

Après avoir échangé un ou deux mots avec les exposants je poursuivi ma route à la recherche du deuxième lieu de foire.

En sortant je croise un compatriote, un antillais comme moi quoi, il jure de m’avoir vu chez tonton David, il me serra la main pour ne plus la lâchée, je dû lui expliquer qu’il se trompait mais je pris cette méprise comme un compliment. Au fil de la conversation, en créole bien sur, nous nous aperçûmes que nous avions des amis en communs et qu’en fait nous nous rendions au même endroit, rue Boyer, lui, parce qu’il y donnait des cours d’éveil musical à de jeunes enfants et moi pour mon périple SLICK.

 

  La-Belleviloise1.jpg

La Bellevilloise
fut quand même plus intéressante, le lieu ressemble à un énorme squat, L’entrée ést payante mais à prix réduit et gratuit pour les étudiants et demandeurs d'emploi, alors j’y entre.

La-Belleviloise-stand1.jpg

 

Il y avait de belles œuvres et des concepts innovant, dans le stand de la galerie Bonneau-Samames deux épluchures de bananes jonchaient le sol, c’était l’heure du déjeuner, un des exposant avait une petite faim alors… mais bon ce n’était pas une raison pour lâcher sa peau de banane a même le sol, là comme un gros malpropre, à la vue de tous…  ouf, après m’être offusqué, le galeriste me rassura, il s’agissait en fait d’une œuvre de Gilles Barbier, des simulacres de peaux de bananes en résine très bien réalisés.

Peaux-de-B-de-Gilles-Barbier.jpg  

Une sympathique journée, il faisait beau, les gens étaient gentils et j’ai découvert des lieux que je ne connaissais pas.

JMichel.R

http://www.slick-paris.com

 

Par JMichel.R
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 21:16

Chiho Aoshima

The giant and the Courtesans

Galerie Perrotin du 8 septembre au 11 octobre 2007

 

 

Le voyage de Chiho,

La jeune artiste japonaise Chiho Aoshima était en résidence à la galerie Perrotin.

Pour ceux qui auraient ratés cette expo, elle y présentait des dessins à l’aquarelle sur papier traditionnel japonais washi, (papier fabriqué au japon depuis 1300 ans, connu pour sa légèreté, et sa solidité, utilisé traditionnellement pour rédiger des cartes, invitations, etc.), des illustrations réalisées par ordinateurs, imprimées sur papier photographique grand format et monté sur plexi-glass. En plus de ses réalisations en 2D elle a aussi présentée des poupées à taille humaine vêtues de Kimono.

 

Chiho fait partie de la jeune génération qui a grandit en regardant les mangas dont les thèmes abordés sont souvent la confrontation entre le bien et le mal, elle perpétue les traditions ancestrales de l’estampes japonaise en y apportant une touche de modernité.

 

Ce qui est intéressant à la galerie Perrotin, c’est qu’en fonction des artistes en résidence les murs sont réajustés. Dans la première pièce, trois grands formats sur plexi-glass forment un triptyque, il s’agit d’une déclinaison de la même illustration avec des couleurs différentes sur chacun d’eux, des femmes nues sont ligoté aux branches d’un arbre à la manière traditionnelle du bondage (pratique érotique qui consiste à immobiliser le corps ou partie du corps de la/du partenaire le plus souvent à l’aide de cordes, elle puise ses origines historique et artistique dans la tradition japonaise et sa pratique s’est répandue dans le monde occidentale). 
poup--e-en-kimono.png
Dans les pièces annexes il y a ces poupées habillées d’un kimono et quelques dessins réalisés au pinceau, qui reprennent le format de l’estampe japonaise.

Mais le plus attrayant est une pièce secrète ouverte par deux issues,  dont une est de petite taille (environ 70cm de hauteur), à l’intérieur, une grande fresque réalisée par ordinateur, imprimée sur des bandes verticales recouvre les quatre murs.

Chiho Aoshima revisite le thème du péché originel, s’inspire aussi des voyages de Gulliver sur l’île de Lilliput de Jonathan swift, comme l’a déjà fait son compatriote Hayao Miyazaki dans le film d’animation « Le château dans le ciel » en reprenant l’île volante de Laputa.


la-petite-issue.png

Elle y décrit un monde apocalyptique, dont l’homme en l’occurrence la femme, puisqu’il n’y a que des personnages féminins prennent une place conséquente dans la nature s’en trouvant dès l’hors modifiée, perturbée.

 Je comprends qu’elle cherche à nous dire que l’exploitation parfois innocente mais souvent excessive de la nature par l’homme a des revers, et que la finalité est la disparition de l’humanité.

 

Des images hautes en couleurs et non dénuées de sens, un bon moment à passer, à pérégriner dans un monde imaginaire si proche de la réalité.

 

Pour en voir plus de Chiho Aoshima

http://www.blumandpoe.com/chihoaoshima/index.htm

"C tellement mieux en vrai"

JMichel.R

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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 19:36
J'ai décidé dans  mon premier article de traiter d'une anecdote  personnelle  qui soulève, je pense , une question  importante accolée à l'art contemporain:  a t-on besoin de "clés" pour comprendre l'art du moment?

Pour traiter ce sujet, il me faut tout d'abord remonter une année en arrière...

C'etait lors d'une de mes journées à initiative "visite de galeries". J'avais en main notre fameux "GALERIES MODE D'EMPLOI" et je décidais d'aller visiter la galerie Thaddaeus Ropac où était exposé cet artiste dont le nom m'a tout de suite plu: Anselm Kiefer.Cette exposition nommée "Für Paul Celan" avait lieu du 21 octobre au 2 décembre 2006 dans deux espaces simultanemment, à savoir, la galerie Thaddaeus Ropac - comme je viens de le citer- et la galerie Yvon Lambert.
Dire que cet artiste m'a plu serait bien trop reducteur... mais passons.

***

Nous sommes à présent au mois de juin 2007, et le métro est placardé d'affiches pour ce nouveau rendez-vous contemporain MONUMENTA. Le concept? "Chaque année, un artiste contemporain de renommée internationnale investit  l'intégralité de la nef du Grand Palais avec un ensemble d'oeuvres originale" (cf:le communiqué de presse de l'exposition ou www.monumenta.com/2007)
Pour cette première édition, je retrouve ce nom Anselm Kiefer! Je ne mets pas longtemps avant de prendre la décision de me rendre au Grand Palais dans la semaine qui suit.
Coupons court à cette énumération et entrons dans le vif du sujet. Cette dernière exposition marque un tournent dans ma relation à l'art contemporain. Le motif est simple voire banal, j'y suis allée avec une amie qui ne connait rien à l'art. Mais je vous demanderai de retenir ce détail.
Nous entrons timidement. Et là, le choc! Aucune description ne vaut l'émotion que me procure cette vision. L'intitulé disait vrai, la publicité n'a pas menti, les blocs immenses installés dans le Grand Palais sont debout devant moi... Pas un mot de plus, regardez!

art001657-1.jpg                                                  390121302-photo.jpg

A gauche ce que vous pouviez voir sur les affiches, à droite une des installations sur place.
Je reste ébahie... D'autres pièces sont installées à l'intérieur des blocs (tableaux, sculptures).
Portant le plus épatant reste pour moi la réaction de mon amie... Elle regarde attentivement, parfois surprise, parfois imaginative face à une installation. Dans ma tête les questions fusent. Aucun mécontentement? Aucun signe d'ennui?
Je ressors, satisfaite de cette exposition monumentale. J'interroge mon amie sur le contenu de ce qu'elle a vu. Sa réponse est simple: je n'ai pas l'habitude d'être confronté à ce genre de chose et je ne vais presque jamais dans les expositions...J'acquiese.
Plus tard je raconte cette confrontation à l'être cher. Sa réaction m'étonne, il me dit qu'elle n'en a rien pensé et que c'est dommage. Je lui réponds avec un sourire, celui qu'on a quand on pense avoir tout d'un coup compris: "Le principal c'est qu'elle s'en souvienne, même si c'est un mauvais souvenir, au moins cette mise au pied du mur lui a provoqué quelque chose, et je crois que c'est ça le pouvoir de l'art contemporain!"

Exposition MONUMENTA 2007 Anselm Kiefer; Sternenfall Chute d'étoile
Au Grand Palais du 30 mai au 08 juillet 2007


Compléments:
- Galerie Thaddaeus Ropac, 7 rue Debelleyme, 75003 PARIS
- Galerie Yvon Lambert, 108 rue vieille du Temple, 75003 PARIS
- Le Grand Palais,
Avenue Winston Churchill 75008 PARIS

Posté par Sarah







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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 14:28
Au Fond
Du 8 septembre au 20 octobre 2007

 
Gaëlle Chotard est une jeune artiste française, ses oeuvres l'emmènent à parcourir le monde, Pérou, Mexique, Allemagne, Thaïlande, autant de pays fort de leur culture qui ont surement enrichies ses inspirations.

C'est une touche à tout, une artiste multimédia, vidéo, fils à tricoter, dessins, et photos, sont principalement les supports dont elle se sert pour réaliser ses installations.
Elle se distingue par la singularité de ses petits objets, qu'elle tricote, assemble avec minutie.

Pour la première fois à la Galerie Claudine Papillon elle expose "AU FOND". Parlons-en, allons au fond des choses, au fin fond de nos souvenirs, au plus profond de nous, tel est l'objectif de Gaëlle Chotard.
Une fois passé le grand rideau noir on plonge dans son univers, des petites formes organiques paraissent flotter dans l'espace de la pièce, des formes tuberculeuses, comme des excroissances, suspendues par des câbles le long des murs de la pièce; elles tournent sur elles-mêmes, et un faisceau lumineux projette leur ombre sur le mur comme dans un jeu d'ombre chinoise.

troublevideoprojection2005.jpg

J'ai eu la chance d'être allé qu'une fois à une veillée mortuaire, et c'est la première image qui m'est venu lorsque j'ai du chercher une émotion particulière qui m'aiderai à comprendre l'installation de Gaëlle Chotard. Un jour de deuil, des funérailles, où l'on viendrait rendre un dernier hommage à un être cher. Le défunt est absent, son corps n'est pas exposé dans un éventuel cercueil, Mais il y a cette vidéo projetée sur un autre mur. Elle, femme assise sur l'herbe nous donne dos et fait face à une étendu verdoyante, elle inspire une  grande solitude, l'image est au ralentie et l'objectif se déplace lentement sur son flanc...

 Une expo qui vaut bien un coup d'oeil pour peu que l'on sache regarder au fond de soi.

"c tellement mieux en vrai!"

JMichel.R


Par JMichel.R
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  • : Ce blog a été créé par des étudiants en Arts Plastiques de l’université Paris 8 à l’initiative de leur enseignant et artiste Antoine Perrot dont l’intitulé de son cours est « Artiste, une profession ? ». Nous tenons à signaler qu’à la demande des artistes cités dans ce blog nous retirerons les photos de leur œuvre afin d’éviter tout litige. Ce blog est créé dans un but non lucratif.
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