Décalage côté théâtre
Victor ou les Enfants au pouvoir
Du 6 septembre 2007 au 28 octobre 2007
Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
Du 6 septembre 2007 au 28 octobre 2007
Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
J'avoue qu'après ces articles d'expositions, je sens celui-ci en parfait décallage avec le reste... Bref, je me dis cependant confiante pour la suite, souhaitant faire partager un peu mon expérience.
Pour l'histoire, la pièce a été écrite par Roger Vitrac (1899-1952) et mise en scène pour la première fois par Jean Anouilh (1910-1987) au Théâtre de l'Ambigu en 1962.Il s'agit véritablement d'une satire corrosive du conformisme bourgeois. La pièce raconte la journée du neuvième anniversaire de Victor, un garçon "terriblement intelligent" qui en sait bien plus que les adultes autour ne veulent laisser penser. Il devient, au fil de cette journée, un véritable manipulateur, détenant dans sa main tous les personnages de la pièce qu'il fait tourner à sa guise. Les révélations d'adultère révoltantes, la folie des uns, la vérité sur les autres : tout est pourtant vu sous un angle humoristique qui ne vous lasse pas du début à la fin (on l'on continue de rire malgré la mauvaise surprise et le choc que procurerait une telle scène en temps normal).
Quelque part, on a peine à croire que la pièce date de 1928 tant est "légère" la manière de présenter les évènements. C'est en soi un bonheur par l'humour comme par le réalisme puisqu'il est difficile de s'en détacher tout du long.

Un thème qui me tient à coeur : les costumes. On aurait évidemment du mal à s'imaginer porter ces vêtements étranges tous les jours, mais ils y a dans l'idée de Pascale Bordet (costumière) un désir de renouveau qui reste malgré tout en retrait par rapport à nos jours. Les personnages conservent ainsi un style très proche de l'époque de la pièce sans pour autant détonner quand aux confections modernes : on pourrait tout à fait s'imaginer dans une des robes que portent les femmes sur scène par exemple (oui, bon, non, pas tous). C'est un détail qui détonne vraiment (à mes yeux en tout cas) lorsque l'on va voir la pièce. L'artiste l'a d'ailleurs signalé : "Le costume, c'est l'idée du personnage qui flotte autour du corps de l'acteur". Elle respecte donc l'esprit de l'histoire tout en se permettant un intéressante avancée temporelle.
Bon l'anecdote est courte mais c'est une parenthèse au milieu des galeries et des foires qui, je l'espère, ne sera pas trop pompeuse.
Bon l'anecdote est courte mais c'est une parenthèse au milieu des galeries et des foires qui, je l'espère, ne sera pas trop pompeuse.
Pia
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