Quand le palais de Tokyo devient une réserve.

Publié le par les artmateurs

C'est le week-end et je décide en ce samedi à peu près ensoleilé d'aller visiter l'exposition "The Third Mind"  carte blanche donnée à l'artiste  Ugo Rondinone qui se tient au Palais de Tokyo du 27 septembre 2007 au 3 janvier 2008.

Je retrace le contexte: premièrement je ne connais pas l'artiste et -honte à moi- je ne me suis nullement renseignée sur son travail. Pendant toute la durée de l'exposition, la phrase de notre cher enseignant à la fac me raisonnait dans la tête "Parfois je ne comprends pas le rapport avec son travail". D'un coté tant mieux pour moi!

Je n'ai pas envie ici de traiter de mon parcours linéaire dans cette exposition puisque suivre cette logique n'aboutirait à rien. Ainsi, je préfère m'exercer à une CRITIQUE SEVERE ( clin d'oeil à une certaine prof de philo de la première année à paris 8...)

Deception, est-ce le bon mot? Je ne crois pas que mon ignorance de départ  soit la cause de cette impression. Moi qui aime être émerveillée devant un art contemporain dénonciateur et ludique, j'ai été confrontée à des croix de crusifix de taille diverse accrochées sur un mur blanc et éclairées par un lumière blanche à en devenir aveugle; ou encore à contempler un assemblage de bois et d'ordures. Je reste quelque peu sur cet assemblage. Je me permets d'en dire un peu plus, de "dévoiler" les intentions de l'artiste. Comment? Grâce à cette petite dame avec une étiquette "médiateur". Serieusement après avoir déballer son gratin appris par coeur, j'ai eu envie de rire. Voici son explication sur l'oeuvre: "Par cette installation, l'artiste a voulu exposer une partie de son intimité puisqu'elle a vécu avec l'objet pendant une durée assez longue pour qu'il puisse être imprégné de son charma". Et là, c'est le drame! Madame l'artiste penserait elle que l'expérience de Yves Klein dans la galerie parisienne Iris Clert ( lors de cette exposition, il a repeint les murs de la galerie en blanc, je crois que tout le monde connait maintenant cette anecdote)?

Si je devais encore ne retenir qu'une deuxième impression? Le,lassitude.
Je veux bien avouer que nous vivons dans un monde de luxure et de sexe mais de là à exposer ses fantasmes. Merci, ô grand artiste, de nous éclairer sur le fétishisme et le porno!
C'est peut etre rester "prude"? J'étais plutôt écoeurée par ce "trop plein" qui veut que l'art contemporain parle encore et encore de SEXE!

Pour conclure, je crois parfois que l'artiste d'aujourd'hui nous embobine, même si j'ai tenté de le comprendre au départ... Ah oui une dernière petite touche: qu'est ce qu'ils ont avec les voitures?!!!

Sarah M.

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