Arcimboldo l'Alchimiste ?
Arcimboldo (1526-1593)
Du 15 septembre 2007 au 13 janvier 2008
Musée du Luxembourg
Du 15 septembre 2007 au 13 janvier 2008
Musée du Luxembourg
Le retour du maître... Enfin retour, c'est beaucoup dire. C'est surtout que dans certains établissements, on étudie cet artiste dans les toutes petites classes. Etudier c'est peut être exagérer aussi ! Mais allez dire cela aux bambins admiratifs devant les tableaux exposés à l'envers (?) qui regardaient les visages se former dans les miroirs du dessous. Que dire donc de cette exposition pour ne pas que cela ressemble à un fouilli ?
Pas de surprise concernant le sens de l'humour de l'artiste : les célèbres saisons et leurs éléments sont au rendez vous (d'ailleurs je crois que L'Air devait m'être totalement inconnu, je n'avais aucun souvenir d'un visage uniquement constitué d'oiseaux...). Pour un artiste du XVIème, il était quand même assez moderne, encore un qui s'est perdu à la mauvaise époque... ou pas. Sincèrement, ç'aurait pu être pire : il a été remarqué et il travaillait (sous le jouc quand même, mais avec un minimum de liberté) pour Rodolphe II. On retrouve une série d'objets aussi assez "originaux" voire carrément "loufoques" comme une coupe faite en partie à l'aide d'un oeuf d'autruche ou une sorte de gachette en forme de tortue... Rien ne l'arrêtait pour résumer !
Du côté des dessins, il y a énormément de recherche, une facette peut être moins connue de l'artiste. Il a notamment écrit et illustré un ouvrage où il explique tout le processus de création et de tissage de la soie à la fois en texte et en image (très belles, pour ne pas mâcher mes mots). On est pris par cette application picturale dès le début de la visite, puisque la première oeuvre qui nous fait face est Autoportrait "en papier" (1587), un dessin à la plume sur papier, un travail très fin où il nous est même donné de deviner facilement la matière qui compose le personnage rien qu'avec quelques contours et des ombres...
Toute la série de costumes esquissés est amusante aussi, encore une partie de l'oeuvre moins célèbre du peintre mais qui m'a pourtant parue extrêmement intéressante. J'ai trouvé dommage que les cadres soient aussi collés les uns aux autres quand il ne s'agissait pas de parties célèbrissimes de son travail. Et si l'heure est aux plaintes (c'est parti!) j'en profiterai pour dire sans me retenir que oui, c'est cher, surtout pour se retrouver dans un endroit bondé, comblé de personnes agglutinées toujours devant les mêmes tableaux (si seulement ils avaient remarqué que L'Été était sur deux tableaux différents, ils ne se seraient peut être pas tous accrochés au premier comme des pantins emmêlés). Une exposition très courte, ou qui donne l'impression de l'être, et c'était pareil à l'exposition Phillips au même endroit, par radinerie dans l'utilisation des locaux... C'est dommage mais bon.
Pour en revenir et en finir avec Arcimboldo, je rappellerais juste qu'il a eu droit à un certain succès mais qu'il est par la suite très vite tombé dans l'oubli. Il n'a été redécouvert qu'au XXème siècle : comme quoi parfois il ne suffit pas d'être mort pour être célèbre, il faut également laisser les siècles s'écouler, lentement...
Pas de surprise concernant le sens de l'humour de l'artiste : les célèbres saisons et leurs éléments sont au rendez vous (d'ailleurs je crois que L'Air devait m'être totalement inconnu, je n'avais aucun souvenir d'un visage uniquement constitué d'oiseaux...). Pour un artiste du XVIème, il était quand même assez moderne, encore un qui s'est perdu à la mauvaise époque... ou pas. Sincèrement, ç'aurait pu être pire : il a été remarqué et il travaillait (sous le jouc quand même, mais avec un minimum de liberté) pour Rodolphe II. On retrouve une série d'objets aussi assez "originaux" voire carrément "loufoques" comme une coupe faite en partie à l'aide d'un oeuf d'autruche ou une sorte de gachette en forme de tortue... Rien ne l'arrêtait pour résumer !
Du côté des dessins, il y a énormément de recherche, une facette peut être moins connue de l'artiste. Il a notamment écrit et illustré un ouvrage où il explique tout le processus de création et de tissage de la soie à la fois en texte et en image (très belles, pour ne pas mâcher mes mots). On est pris par cette application picturale dès le début de la visite, puisque la première oeuvre qui nous fait face est Autoportrait "en papier" (1587), un dessin à la plume sur papier, un travail très fin où il nous est même donné de deviner facilement la matière qui compose le personnage rien qu'avec quelques contours et des ombres...
Toute la série de costumes esquissés est amusante aussi, encore une partie de l'oeuvre moins célèbre du peintre mais qui m'a pourtant parue extrêmement intéressante. J'ai trouvé dommage que les cadres soient aussi collés les uns aux autres quand il ne s'agissait pas de parties célèbrissimes de son travail. Et si l'heure est aux plaintes (c'est parti!) j'en profiterai pour dire sans me retenir que oui, c'est cher, surtout pour se retrouver dans un endroit bondé, comblé de personnes agglutinées toujours devant les mêmes tableaux (si seulement ils avaient remarqué que L'Été était sur deux tableaux différents, ils ne se seraient peut être pas tous accrochés au premier comme des pantins emmêlés). Une exposition très courte, ou qui donne l'impression de l'être, et c'était pareil à l'exposition Phillips au même endroit, par radinerie dans l'utilisation des locaux... C'est dommage mais bon.Pour en revenir et en finir avec Arcimboldo, je rappellerais juste qu'il a eu droit à un certain succès mais qu'il est par la suite très vite tombé dans l'oubli. Il n'a été redécouvert qu'au XXème siècle : comme quoi parfois il ne suffit pas d'être mort pour être célèbre, il faut également laisser les siècles s'écouler, lentement...
Pia
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