Emportés par la foule...
C'est quelque chose qui nous prend un peu tous les jours d'en avoir marre des gens, d'être pris dans la masse, de se demander "ce qu'on fout là, au milieu de tous ces cons". En fait, c'est vrai que c'est un peu absurde , mais je crois que cela n'a jamais tué personne d'être pris par le train train quotidien, d'être emporté par ces mouvements de masse, cette "robotisation humaine". Et comme nous sommes très forts, nous, êtres humains si brillants et intelligents qui arrivons à si bien peupler la surface de la planète qu'elle en est noire de populations grouillantes, nous arrivons même à nous auto critiquer ! Et oui mesdames et messieurs (mesdemoiselles j'éviterai, cela signifie que vous êtes à marier, c'est péjoratifs et stupide), il y a des critiques de critiques qui critiques les critiques... Donc ? Et bien j'ai choisi pour illustrer cet article sans grand intérêt culturel (à première vue... ou presque) de vous parler de Claire Brétécher ! Pour ceux qui connaissent, tant mieux, un article de moins à lire, vous pouvez tourner la page dès maintenant parce qu'en plus je n'aborderai ici que son travail (même juste une partie de son travail) sur Les Frustrés.
Cette spectatrice pointue des "mini-manies" de notre époque (oui je change de paragraphe, ceci n'est pas un produit ultra condensé) s'attarde à nous faire comprendre que nos conversations de tous les jours (exemple, je cite :
A : "T'as vu les gens quand même, elle était toute seule avec sa poussette devant les escaliers, pas un con pour s'arrêter et l'aider hein ! Tous des stressés pfff..."
B : "Oui mais c'est ça, c'est toujours ça ! Rien à faire, les gens sont tous dans leur monde et leur train train quotidien, rien à faire, vraiment !"
Remarque : A s'est-il arrêté lui ? Oh, bien sûr ! C'est évident puisque c'est lui qui raconte et qui critique... A-t-il seulement imaginé que le type qui, comme lui, n'a pas eu la présence d'esprit de s'arrêter pour aider la dame qui n'avait peut-être même pas besoin d'aide, qu'il n'a peut-être même jamais vue, va aller raconter la même histoire à un autre C et ainsi de suite ? Je reprend : )
que tout le monde a avec tout le monde, sont en fait des auto critiques pures et simples. C'est amusant quand même, de savoir que l'on se remet en question en critiquant les autres, et que c'est sans cesse le cas. Et oui, que voulez vous, nous sommes tous des monstres robotisés égoïstes et sans cervelle, c'est la vie et la vérité en est cruelle... En attendant, quelques références : Brétécher a fait ses débuts aux côtés de Goscinny dans le monde de la bande dessinée dès 1963. Elle a débuté l'aventure avec Les Frustrés en 1973 dans le Nouvel Observateur dans la rubrique "Notre Epoque". Et puis les aventures de ces petits "nous" se sont multipliés de 1975 à 1980. Je vous en propose un petit avant goût, c'est en partie ce qui m'a inspiré pour écrire cet article. L'autre partie devait être... mes voyages en métro ?


Cette spectatrice pointue des "mini-manies" de notre époque (oui je change de paragraphe, ceci n'est pas un produit ultra condensé) s'attarde à nous faire comprendre que nos conversations de tous les jours (exemple, je cite :
A : "T'as vu les gens quand même, elle était toute seule avec sa poussette devant les escaliers, pas un con pour s'arrêter et l'aider hein ! Tous des stressés pfff..."
B : "Oui mais c'est ça, c'est toujours ça ! Rien à faire, les gens sont tous dans leur monde et leur train train quotidien, rien à faire, vraiment !"
Remarque : A s'est-il arrêté lui ? Oh, bien sûr ! C'est évident puisque c'est lui qui raconte et qui critique... A-t-il seulement imaginé que le type qui, comme lui, n'a pas eu la présence d'esprit de s'arrêter pour aider la dame qui n'avait peut-être même pas besoin d'aide, qu'il n'a peut-être même jamais vue, va aller raconter la même histoire à un autre C et ainsi de suite ? Je reprend : )
que tout le monde a avec tout le monde, sont en fait des auto critiques pures et simples. C'est amusant quand même, de savoir que l'on se remet en question en critiquant les autres, et que c'est sans cesse le cas. Et oui, que voulez vous, nous sommes tous des monstres robotisés égoïstes et sans cervelle, c'est la vie et la vérité en est cruelle... En attendant, quelques références : Brétécher a fait ses débuts aux côtés de Goscinny dans le monde de la bande dessinée dès 1963. Elle a débuté l'aventure avec Les Frustrés en 1973 dans le Nouvel Observateur dans la rubrique "Notre Epoque". Et puis les aventures de ces petits "nous" se sont multipliés de 1975 à 1980. Je vous en propose un petit avant goût, c'est en partie ce qui m'a inspiré pour écrire cet article. L'autre partie devait être... mes voyages en métro ?


Pia
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